Philippe Bourlitio, de Sopinspace : « Le rôle de l’animation est sous-estimé »

philippe Philippe Bourlitio, de Sopinspace : Le rôle de lanimation est sous estimé

Philippe Bourlitio anime des débats publics en ligne pour le compte de Sopinspace. Un rôle crucial pour le développement d’une communauté et sa participation.  Rencontre.

En quelques mots, présente-toi et présente-nous ce que tu fais chez Sopinspace ?
Sopinspace est une société spécialisée dans le développement et l’animation de projets participatifs et collaboratifs sur internet. J’interviens principalement sur le volet animation de notre activité. Je travaille sur des projets de débat public en ligne (forums du gouvernement, Grenelle de l’environnement, débat de l’ADEME sur la maîtrise de l’énergie…) et des projets de mutualisation.

J’assure également du conseil pour la mise en oeuvre des TIC dans des projets de démocratie participative locale.

J’ai commencé l’animation de débat en ligne en amateur en 2003, au moment où les blogs devenaient populaires. J’ai rapidement eu l’envie d’en faire mon activité professionnelle. J’ai dû prendre mon mal en patience quelques années. J’ai intégré Sopinspace en 2006. A la base, j’ai une formation scientifique. J’ai d’abord été enseignant puis concepteur de formations e-learning.

Tu es animateur de débats en ligne : y’a-t-il une différence avec un modérateur de forums ?
Ce sont deux rôles bien distincts, en théorie. Le modérateur veille au respect d’une charte de la participation : il supprime les messages hors charte, peut en poster pour rappeler les règles et signaler qu’on s’en écarte, envoyer un message privé si nécessaire… S’il n’y a pas de messages, le modérateur n’a pas de travail. L’animateur, lui, se préoccupe de faire en sorte qu’il se passe quelque chose. Il stimule la participation, accompagne la production de contenus…
Mais, en pratique, le modérateur est souvent amené à faire une part d’animation : il signale les fils de discussion déjà ouverts sur un sujet donné, déplace un nouveau sujet dans une section du forum plus appropriée, recadre la discussion sur le sujet initial, fait la synthèse d’une longue discussion…
Pour qu’un débat en ligne se développe bien, l’animation tient un place prépondérante. L’animateur  peut proposer des pistes de débat, adapter le découpage de l’espace de débat en suivant les voies proposées par les internautes de manière à leur permettre d’approfondir, faire des synthèses pour regrouper des propositions proches par exemple… Ce que nous avons fait pour le débat sur la maîtrise de l’énergie, pour l’ADEME en 2007, est assez représentatif.

Quelles sont les qualités d’un animateur de débats en ligne vs un modérateur de forums ?
L’animation du débat nécessite un bon esprit de synthèse : il faut avoir une vision globale du projet, de la manière dont se développe la participation par rapport à l’objectif à atteindre pour évaluer les besoins et faire les bons choix en matière d’animation. L’animateur dispose de qualités rédactionnelles propres au type de public auquel il s’adresse, il doit être pédagogue si besoin… Il est curieux, a l’esprit ouvert, notamment à la critique :)
L’une des qualités du modérateur est l’intuition. Elle est particulièrement nécessaire dans la gestion des cas limites, tant sur le ton que sur le fond. Il doit sentir, selon le sujet, le public à qui s’adresse son forum… si un message va plutôt être catalyseur ou perturbateur. Il doit naturellement faire preuve à la fois de fermeté et de diplomatie. Il lui faut rappeler les règles du jeu quand c’est nécessaire, sans braquer l’internaute.

Quels outils utilises-tu pour alimenter, modérer et susciter les débats avec tes communautés ?
Il m’arrive encore de travailler sur des forums. Mais ce n’est vraiment pas le meilleur outil pour animer du débat, en tout cas du débat productif. Imagine un forum limité à 8 sujets et recevant 15 000 messages en deux semaines. C’est ce qui s’est passé pour Le Grenelle de l’environnement. A ce rythme et sur ce type de support, il est difficile de dialoguer, d’échanger idées et arguments. Au final, on se retrouve avec un taux de messages redondants assez phénoménal. C’est une perte d’énergie pour tout le monde.

Un système de blog collectif est déjà plus adapté. C’est la solution que nous avons utilisé dans le cas du débat de l’ADEME sur la maîtrise de l’énergie, qui fonctionne avec Wordpress. Lancer un sujet sur un blog (un billet donc) est plus engageant que sur un forum. De ce fait, on observe moins de redondance. Les contributions sont classées de façon thématique via les catégories du blog. Elles sont ouvertes aux commentaires. Cet outil est plus adapté pour des processus où l’internaute ouvre des pistes de réflexion, fait des propositions concrètes…

Enfin, si l’on veut pouvoir articuler les discussions sur d’autres types de contenus, comme des pages d’information ou de vulgarisation sur le sujet en débat, il faut prévoir un système de gestion de contenu ou CMS (Content management system). Pour les projets que nous développons chez Sopinspace, nous utilisons Drupal, qui est un logiciel libre.

Une des difficutés pour un internaute qui débarque dans un débat ayant déjà plusieurs semaines d’activité, c’est de savoir facilement où on en est des discussions. En ayant un moyen rapide de visualiser les sujets déjà traités, il pourra choisir de participer à une discussion déjà avancée ou d’initier un sujet encore inexploité. Un sommaire et une synthèse mis à jour fréquemment peuvent faire l’affaire. Chez Sopinspace, on a créé un outil de cartographie (un peu comme ceux qui permettent de produire des cartes heuristiques) : Glinkr. Je m’en sers moi-même comme aide mémoire. Au fil du débat, je mets à jour ma carte des sujets traités. Au moment de faire la synthèse, je n’ai plus qu’à rédiger ce que la carte me montre. Dans certains projets, cette carte est à la disposition des internautes…
Voilà pour la structuration du débat. Pour le reste, les fils RSS sont incontournables. Ils servent pour être averti de la publication de nouveaux contenus sur nos sites, naturellement. Mais pour la veille également. J’utilise Netvibes pour les centraliser, les classer. Les flux RSS que j’utilise pour la veille viennent directement de sites spécialisés ou sont des flux thématiques de la presse généraliste. Pour chaque thème sur lequel je travaille, j’ai un flux provenant d’une requête sur Wikio et un de Google Actualités. C’est extrêmement pratique. Je teste même le moteur de recherche de Twitter actuellement. Il s’avère plus payant que je ne l’aurais imaginé. Il est envisagé que j’utilise Facebook pour un de nos clients qui a identifié qu’une partie de son public y est déjà présent…
Enfin, il m’arrive régulièrement de devoir assister un groupe de travail pour la production collective d’un texte. Dans ce cas, s’ils ne craignent pas les outils Web2, je leur propose de travailler avec co-ment. Pratique également quand tes textes doivent être revus par plusieurs personnes chez le client.

Quelle est la journée type d’un animateur de débats ?
Il n’y a pas vraiment de journée type. Ça dépend des projets sur lesquels je travaille. Et comme j’en ai souvent plusieurs en parallèle, de nature différente (simple modération, animation de débat, animation de projet collaboratif), ça ne m’aide pas à te donner une réponse simple.

Ce qui est clair, c’est que l’animation d’un projet de mutualisation tel que celui des projets citoyens mené par la Région Ile-de-France (www.projets-citoyens.fr) nécessite une grosse activité par mail, pour mobiliser les participants, leur expliquer le principe, la marche à suivre, dialoguer avec le client sur le contenu et les aspects techniques pour faire évoluer le projet…
Dans le cas de la modération de forum, ça dépend évidemment du nombre de messages, de la sensibilité du sujet. C’est très variable. Pour le Grenelle de l’environnement, nous étions plusieurs à plein temps. Sinon, la plupart du temps, on commence la journée en traitant les messages reçus depuis la veille, puis on contrôle régulièrement l’arrivée de nouveaux messages.
Pour le reste, il faut produire du contenu (billets de blog, synthèses de forum, documentations diverses pour les clients, réponses à des appels d’offre…), faire la veille qui va avec, se réunir, participer à des événements.

Tu travailles pour des grandes sociétés et des organismes publics : entre nous, sont-ils réellement capables de dialoguer ? Si tu as des exemples, ça m’aiderait à te croire :)
Désolé, ma réponse va te décevoir. Les projets dont nous nous occupons ne constituent pas des processus de dialogue. Il s’agit de consultations et de débats. Les clients n’y interviennent que très rarement.
Le projet de la région Ile-de-France que j’ai mentionné est l’exception. La chargée de mission à la démocratie régionale qui assure la gestion quotidienne du projet est omniprésente. Mais c’est un projet vraiment à part.

Imaginons : je dis sur l’espace de débat de EDF que cette entreprise est malhonnête et qu’elle se fout royalement de l’environnement : laisses-tu le commentaire ?
Malhonnête est un mot fort. Mais au-delà du mot, si tu expliques ce que tu veux dire, si c’est argumenté et que ça répond à la question posée, il n’y a pas de raison de supprimer ton message. La critique, si elle est constructive, est toujours la bienvenue. Interdire la critique dans un processus participatif, c’est le flinguer. Surtout pour les grandes entreprises, qui sont particulièrement attendues au tournant… Sinon, dis comme ça, ça n’apporte rien et ne peut que nuire à la qualité générale des échanges. Je supprimerais.

Organises-tu des réunions « réelles » avec tes participants aux débats ? Est-ce que c’est quelque chose que tu aimerais faire, une sorte d’extension naturelle de tes débats en ligne ?
Oui, ça arrive et c’est très intéressant. En fait, le débat en ligne et celui en salle ont des caractéristiques très complémentaires. On peut organiser des processus participatifs qui associent les deux, en jouant justement sur cette complémentarité.

S’est-il déjà passé des choses « incroyables » sur tes communautés ?
Un de nos projets a fait la Une du 20 heures, on a dépassé les 1000 messages dans la journée, un ministre est venu s’exprimer personnellement sur le site. Non, en réalité, chacun de ces trois événements est déjà exceptionnel pris individuellement. Alors les trois le même jour, c’est hautement improbable, quasi impossible !
Cela dit, avec le Grenelle de l’Environnement, on n’est pas passé loin de l’exploit : on a vu les deux premiers se réaliser. Quant au troisième, selon toute vraisemblance, il s’est produit une fois. Je ne trahirai aucun secret en disant que quand un ministre met un message dans un forum du gouvernement pour inviter les internautes à s’exprimer sur une question particulière, ce n’est pas lui qui vient le poster personnellement. L’exception serait Martin Hirsch dans le forum sur le RSA (revenu de solidarité active). En tout cas, tout le laisse penser : outre le nom, il y avait les propos tenus, le ton des messages…

La démocratie participative, j’y crois… mais je n’ai pas la sensation de voir des choses concrètes naître de ces débats : pour me rassurer, donne-moi 3 exemples de réalisations nées lors d’un de tes débats en ligne.
C’est un sentiment tout à fait compréhensible. Il en serait certainement autrement si les opérations de démocratie participative intéressaient d’avantage les médias.
L’exemple le plus parlant à mes yeux est le débat de l’ADEME sur la maîtrise de l’énergie. C’était initialement un projet de recherche sur la participation des citoyens à l’élaboration des politiques publiques. Alors que ce projet était déjà sur les rails, nous avons appris que se tiendrait quelques mois plus tard un Grenelle de l’environnement. C’était inattendu. Du coup, les trente propositions produites par ce débat ont été transmises aux groupes de travail du Grenelle par l’intermédiaire du ministère de tutelle de l’ADEME. Plusieurs d’entre elles se retrouvent, plus ou moins remaniées, dans le projet de loi issu du Grenelle.
Les forums du gouvernement  fournissent d’autres exemples de sujets en prise directe avec la décision. L’interdiction de fumer dans les lieux publics par exemple avait été précédée d’un forum dans lequel la majorité des internautes se déclarait favorable au projet. De là à dire que le forum a été déterminant dans la décision, c’est une autre histoire. Il faudrait être dans les coulisses de cette décision pour le savoir…

Quel avenir pour les débats en ligne ? Concrètement, qu’apportent-ils aux entreprises qui les mettent en place ? Et pour les participants, qu’ont-ils de concret en retour ?
On observe aujourd’hui une multiplication des débats en ligne. On voit apparaître les premiers clones de sites participatifs, ce qui indique que les débats en ligne « s’industrialisent ». Cependant, l’importance de l’animation est encore souvent sous-évaluée. Une prise de conscience est nécessaire…
Je n’ai pas grand chose à dire sur les entreprises, vu que j’ai une expérience encore assez limitée dans ce domaine. On se doute que les projets participatifs qu’elles mettent en oeuvre auront avant tout pour but de servir leur image…
Le participant d’un débat en ligne en tire un bénéfice immédiat : l’effort de formulation et la confrontation des idées améliorent sa compréhension du sujet, sa maîtrise des arguments… Il peut tirer une certaine satisfaction du fait même de participer à un processus collectif. Dans le cas d’une communauté d’usagers, il peut espérer une amélioration du service…

Merci pour tes réponses. Je crois que tu as un projet perso qui te tient à coeur : tu nous le présentes ?
Effectivement. Il s’agit du site www.sciences-et-democratie.net. C’est un site destiné à faciliter la participation des citoyens aux débats que suscitent les sciences et les technologies dans la société. L’idée est d’aider les citoyens à comprendre ces sujets complexes, de leur permettre d’échanger points de vue, arguments… Le site s’intègre dans un projet associatif visant la promotion de la démocratie participative sur ces sujets et d’un meilleur usage des TIC dans les débats.
En 1998, un processus participatif appelé « conférence de citoyens » s’est tenu pour la première fois en France. C’était sur les OGM. Depuis, les processus participatifs concernant les politiques publiques dans le domaine des sciences et des technologies ont été rares. Mais ils rentrent progressivement dans les moeurs de nos dirigeants. L’année 2009 le confirme, avec deux débats nationaux majeurs : il y a actuellement et jusqu’en juin les Etats généraux de la bioéthique, qui concernent la prochaine révision de la loi de bioéthique, et, à l’automne, ce sera au tour des nanotechnologies d’être débattues sur la place publique. Un Grenelle de la téléphonie mobile a été également annoncé il y a quelques semaines, suite aux jugements ordonnant le démontage de deux antennes relais. Les choses bougent aussi au niveau des régions. Pour l’instant, seuls les Etats Généraux de la bioéthique font appel à internet pour élargir la participation. Mais la méthode choisie n’est pas propice au débat en ligne. Il reste donc encore beaucoup à faire pour une association comme Sciences et Démocratie…
Merci !

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11 Commentaires sur “Philippe Bourlitio, de Sopinspace : « Le rôle de l’animation est sous-estimé »”

  • Un passage m’a fait sursauter (en parlant d’un modérateur de forum en comparaison à l’animateur de débats en ligne) :

    « Le modérateur veille au respect d’une charte de la participation : il supprime les messages hors charte, peut en poster pour rappeler les règles et signaler qu’on s’en écarte, envoyer un message privé si nécessaire… S’il n’y a pas de messages, le modérateur n’a pas de travail. »

    L’appellation « modérateur », dérivée du verbe modérer (tenir dans une juste mesure), est trompeuse. Elle laisse penser que le rôle principal d’un modérateur est de surveiller les discussions afin de les recadrer et de rappeler à l’ordre. Et donc s’il n’y a pas de messages, il n’y a pas de travail pour le modérateur.

    C’est en effet une partie du travail du modérateur, mais une toute petite partie, complètement secondaire.

    Le vrai rôle principal du modérateur est d’encourager à la discussion et faciliter l’interaction entre les membres de la communauté. Il va créer de nouveaux sujets, ajouter du contenu au site, garder les sujets déjà existants vivants en posant des questions, aider les membres en répondant à leurs interrogations,…

  • L’art de modérer est justement l’art de ne rien… supprimer ;)

    Ceci dit, je pense que la modération est ici prise dans le contexte d’un débat public en ligne.

    Pour votre info, j’ai demandé à Philippe de venir lui-même répondre aux commentaires que son interview pourrait générer ;)

  • Je ne pense pas, c’était en réponse à ta question « Tu es animateur de débats en ligne : y’a-t-il une différence avec un modérateur de forums ? » :)

  • Goundoulf,

    Ce que tu décris dans le dernier paragraphe de ton commentaire, pour moi, ça s’appelle de l’animation. Mais je suis d’accord avec toi : en pratique, cette animation est souvent assurée par le « modérateur ». Souvent, mais pas toujours. Il y a des projets où la modération (dans son sens restrictif) et l’animation sont assurées par des prestataires différents. Ce qui veut dire que certains clients commencent à reconnaître l’animation comme une activité à part entière. Dans ce cas de figure, le sort de certains messages « limite », par exemple, est le fruit d’une concertation entre le modérateur et l’animateur.

  • Dans ce cas là, il est alors plus judicieux de comparer l’animateur de débats en ligne à l’animateur de forum (et non plus au modérateur…)

  • Oui j’ai sans doute été confus sur ce point : j’ai parlé des rôles respectifs du modérateur et de l’animateur au sens large, en glissant au passage quelques caractéristiques de l’animation de débat.

    Mais ta dernière proposition ne me satisfait pas complètement non plus. Un animateur de débat et un animateur de forum ont certes des activités très proches. Mais je ne crois pas qu’on puisse les comparer entre eux. Car le débat est une forme de discussion et le forum est un outil. Pour être rigoureux, il faudrait distinguer plusieurs questions :
    - celle sur les rôles respectifs du modérateur et de l’animateur en général ;
    - celles sur les spécificités du travail d’animateur ou de modérateur de débat par rapport à d’autres formes de discussion ;
    - celles de l’impact de l’outil et de ses possibilités (forum, blog, tchat…) sur les échanges eux-mêmes.
    Enfin, il me semble…

  • Je parle de comparaison, car la question était « y’a-t-il une différence avec un modérateur de forums ? »

    Mais il est normal que tu pinailles en retour, c’est moi qui ai commencé :)

    Le but n’est en effet pas de rentrer dans une rigueur cartésienne, d’autant plus que nous sommes d’accord sur le fond, mais je trouve intéressant d’approfondir le sujet en explorant les limites !

    Je ne doute pas que Dominique fera un nouvel article dans les jours qui suivent afin de clarifier les différents points soulevés :)

  • :)

    J’ai une question plus factuelle : si le modérateur de forum est né avec les forums, quand la fonction d’animateur de forum est-elle apparue ?

  • Au temps des romains :)

  • messieurs, merci pour cet échange très instructif. Philippe, je te remercie d’avoir répondu à à ces questions. On peut constater que ton expertise est au carrefour de différentes compétences, et c’est sans doute cela qui fait la vraie richesse d’un débat en ligne.

  • Peu de modérateurs sont de bons animateurs, ce n’est pas facile à trouver… en fait, les animateurs « naturels » n’ont pas envie de devenir modos car ils voient ça d’un oeil négatif, et les modos laissent faire les animateurs qui sont déjà présents. Modérateur est un rôle ingrat, du coup !
    C’est probalement le rôle d’un bon community manager que de bien choisir et ensuite de motiver ses modérateurs pour qu’ils soient aussi des animateurs positifs.

    Je note l’outil Glinkr, je vais aller regarder cela… J’aime le côté visuel du mindmapping, et je n’avais pas pensé à l’utiliser pour synthétiser des débats (on trouve toujours des débats par ci par là sur un forum) ! C’est une idée intéressante.
    Et en parlant de « sommaire », cela peut aussi servir comme idée de base pour une liste des « sujets fréquents », peut-être… hmmmmmm…
    (les sujets fréquents, en voilà un sujet pas évident sur un gros forum… ou comment extraire le contenu les plus récurrent des discussions pour en faire du contenu-article)

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