Trompez-vous, c’est mieux
Quand on construit une communauté, l’erreur est un droit. Comment peut-on s’attendre à obligatoirement réussir alors qu’une communauté repose sur des relations humaines – et quoi de plus difficiles à comprendre, décrypter et gérer que des relations humaines ? Battez-vous pour votre droit à l’erreur.
Tags: Construire une communauté, erreur


Je suis complètement d’accord avec le texte. Par contre le titre me chagrine un peu :)
« Tompez-vous, c’est mieux ». Ca rappelle le « Fail early, fail often », qui était devenu une règle parmi les startups de la Silicon Valley.
L’idée de cette « devise », c’est qu’on apprend en commettant des erreurs, donc autant se dépêcher d’en commettre, et d’en commettre le plus possible.
Une étude de la Harvard Business School (http://www.nytimes.com/2009/03.....proto.html) vient de montrer très clairement que si on ne réussit pas du premier coup, le fait d’avoir essayé n’a aucune importance. Dans le cas des startups avec investisseurs, il n’y a aucun bénéfice en termes de performance grâce aux connaissances ou à l’expérience acquises lors d’un échec antérieur.
En fait, apprendre de ses erreurs permet de savoir ce qu’il ne faut pas faire la prochaine fois (en admettant que le contexte soit identique). Le problème, c’est que ça ne dit pas ce qu’il faut faire !
Je ne pense pas que c’est mieux de se tromper, ni que c’est bien de se tromper. Par contre, je pense qu’il est normal de se tromper, et que ce n’est pas grave de se tromper.
Donc personnellement je remplacerai le titre par « N’ayez pas peur de vous tromper »
Hormis le titre, je suis à 100% d’accord avec toi. C’est d’ailleurs la grande différence entre la France et les USA (où j’ai habité pendant 1 an).
En France, on nous inculque la peur de l’échec dès le plus jeune âge, à l’école, à la maison,… L’échec est vécu comme un grand drame. Mais que va devenir mon enfant s’il échoue à l’école ? Sa vie est foutue, c’est un bon à rien. C’est trop risqué de créer une entreprise. Si elle échouait, je serai perçu comme un râté par mon entourage, mes futurs employeurs, je serai ruiné,…
Aux USA, c’est totalement différent. On ne se focalise pas sur le fait qu’une personne a échoué. L’important, c’est qu’elle a essayé. Cela montre que c’est une personne courageuse, tenace, qui a des idées et qui travaille dur pour les mettre en pratique. Et cette personne aura énormément appris en essayant, même si elle échoue à la fin.
La vie est une succession d’échecs et de réussites. Le but est bien de réussir (et non pas d’échouer), même si dans tous les cas on apprend en essayant. Et si on échoue, c’est pas grave, on essaye à nouveau :)
Dominique : pas d’inquiétudes, « Manager une communauté » est une réussite !
@goundoulf, voilà un beau commentaire qui m’a fait sourire :) J’en profite aussi pour te remercier pour tes commentaires et tes idées toujours bien sentis, pleins de bons sens et qui me font me questionner sur ma pratique.
Refermons la parenthèse des remerciements ;)
Pour en revenir à la façon dont est perçu l’échec, ou la réussite, je confirme : pour avoir aussi vécu quelques années à l’étranger, la manière dont les gens considèrent la prise de risque, et donc l’échec potentiel qui y est lié, est diamétralement opposée.
Là-bas, on tente, c’est bien ; Ici, c’est un échec, c’est mal.
PS : pour en revenir au titre, il était volontairement provocateur ;)