Un message, des heures et du bonheur

Il y a quelques temps, j’ai contacté plus d’une centaine de personnes qui avaient participé à un jeu organisé sur une communauté dont je m’occupe. Je les ai tous remerciés pour leur participation, un à un, en personnalisant chacun des messages envoyés, ici en faisant référence à leurs blogs, là aux derniers billets ou aux photos qu’ils y avaient publiés… J’y ai passé beaucoup de temps. Certes, j’aurais pu envoyer un message standard avec un « bravo, vous avez gagné ». Mais non. Personnellement, j’ai appris beaucoup en faisant cela : j’ai découvert des univers personnels extrêmement riches, j’ai pu en mettre certains en contact avec autres, j’ai lu des histoires émouvantes, j’ai souri en voyant les photos du dernier week-end d’une famille nombreuse,… Au final, je me suis dit qu’on ne passe jamais assez de temps avec sa communauté. On croit souvent la connaître, mais sa richesse est parfois insoupçonnable. Passez du temps avec vos membres. Soyez proches. Rendez-leur service. Impliquez-vous autant qu’eux.

4 Commentaires sur “Un message, des heures et du bonheur”

  • Entièrement d’accord avec cette idée de personnalisation. J’anime un petit groupe de photographes sur Facebook réunis autour de la thématique spécifique de l’autoportrait… accorder du temps et de l’attention à sa communauté (de manière collective et individuelle) c’est aussi développer le capital sympathie et confiance. Un message de plus me disant que « ce groupe est joli » me fait penser que chaque étape de mon travail avec eux est réussi. Mais comme le faisait remarquer @kaliomera sur Twitter se pose aussi la question de la distance entre celui qui anime et la communauté, vaste sujet dont il ne serait pas inutile de discuter.

  • Merci Catherine pour ton commentaire. En plus, faisant de l’auto-portrait, il serait presque malvu de traiter tes membres avec distance :)

  • En effet… mais pas seulement :) Quand j’ai commencé mes études d’ethnologie, la grande question était comment obtenir les informations nécessaires… une blague circulait sur l’ethnologue qui arrive avec de la camelote en disant « beautiful verroterie » et les locaux de répondre « do you prendre me pour un con? ». Une vraie caricature mais n’empêche, la vraie question était comment intéresser les « observés » au travail pour qu’ils se sentent impliqués et non « spoliés ». En faisant de l’étude qualitative, je me suis rendue compte que cette problématique de l’implication pour une « meilleure » qualité d’information était incontournable. Quel que ce soit le registre dans lequel on s’inscrit pour créer cette implication, il faut en tenir compte dans le retour d’informations. En somme, on peut choisir, par exemple, de « monétiser » la relation ou de l’introduire par une implication personnelle… Donner pour recevoir… pour motiver les troupes. Il me semble qu’il ne faut pas perdre de vue la cause de cette motivation pour analyser les informations reçues en retour. Cette dimension me parait importante si l’on souhaite s’interroger sur les rapports entre une marque et une communauté. Bon et je m’arrête là. Bonne fin de journée.

  • Merci Catherine, très intéressant ton commentaire. J’aime quand tu dis « donner pour recevoir », qui me semble être un des piliers fondamentaux de nos métiers. Après, quoi et comment donner pour recevoir quoi en échange ? C’est un peu ce à quoi nous sommes confrontés au quotidien sur nos communautés.

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