Communauté de jour, communauté de nuit
J’ai eu la chance de lancer et développer une très importante communauté en Espagne.
Au bout de quelques mois, j’ai eu un problème : quand l’Espagne s’endormait, des milliers de latinos se réveillaient de l’autre côté de l’Atlantique et débarquaient dans la communauté.
Ce qui était formidable, mais cela créait aussi un vrai décalage, car les mentalités n’étaient pas les mêmes. Et surtout : j’avais le sentiment de perdre la main sur le devenir de ma communauté. En clair, il se passait plein de choses en mon absence, et cela m’angoissait :)
Du coup, pour faciliter l’intégration des membres latinos, je me suis appuyé sur des membres espagnols de confiance et très actifs au sein de ma communauté : 1) ils se sont chargés de l’accueil des latinos et 2) ils ont identifié, parmi ces derniers, les plus actifs pour qu’ils jouent leur rôle auprès de leurs compatriotes.
Peu à peu, des habitudes se sont créées. Au final, les deux communautés ont appris à se connaître et à échanger. Plus tard, j’ai embauché un Community Manager « latino » dédiée à cette communauté, pour que celle-ci sente qu’on avait à coeur de bâtir quelque chose avec et pour eux.
Cette expérience m’a appris que notre rôle n’est pas de TOUT faire, bien au contraire : c’est à la communauté de faire, pas à nous.
Nous, nous leur facilitons la tâche.
Nous l’aidons à s’accomplir.
Nous mettons en relation et mettons de l’huile dans les rouages.

